Témoignage : inondations de juillet en Wallonie — comment l'assurance nous a aidés
Témoignage réel d'une famille wallonne sinistrée par les inondations. Parcours d'indemnisation, délais, montants remboursés et leçons pour votre assurance habitation.
Témoignage : inondations de juillet en Wallonie — comment l'assurance nous a aidés
Quand on regarde les images des inondations qui ont frappé la Wallonie en juillet, on pense souvent aux rivières en crue, aux voitures emportées et aux hélicoptères de secours. Mais derrière ces images, il y a des familles. Des gens comme vous et moi, qui se sont retrouvés avec un mètre cinquante d'eau boueuse dans leur salon, leur cave remplie jusqu'au plafond, et une question lancinante : est-ce que notre assurance va couvrir tout ça ?
Nous avons recueilli le témoignage de Marc et Sophie, un couple de Pepinster, dont la maison a été dévastée par la montée des eaux de la Vesdre. Leur histoire est à la fois bouleversante et instructive. Elle montre comment une bonne assurance habitation peut faire la différence entre un cauchemar sans fin et un nouveau départ.
"On n'imaginait pas que ça pouvait arriver chez nous"
Marc et Sophie habitent Pepinster depuis quinze ans. Leur maison, une bâtisse de caractère située à 200 mètres de la Vesdre, n'avait jamais connu le moindre problème d'humidité. "On savait qu'on était en zone inondable sur le plan, mais personne dans le quartier n'avait jamais vécu ça. Les anciens du village disaient que la rivière ne montait plus depuis les travaux des années 80."
Le mercredi soir, l'eau a commencé à monter dans le jardin. "Au début, on s'est dit que c'était comme d'habitude, que ça allait redescendre dans la nuit. On a juste monté quelques affaires à l'étage par précaution." Mais à 23 heures, l'eau avait atteint le rez-de-chaussée. À 2 heures du matin, elle dépassait un mètre dans le salon.
"On est restés à l'étage avec les enfants et le chien. On entendait les meubles qui flottaient en bas. Le bruit de l'eau qui pousse contre les murs, ça ne s'oublie pas. Sophie serrait les enfants contre elle. On ne savait pas si la maison allait tenir."
Les secours sont arrivés le lendemain matin. La famille a été évacuée en barque vers un centre d'hébergement à Verviers. Ils n'avaient que les vêtements qu'ils portaient.
L'ampleur des dégâts : un choc
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Quand Marc est revenu voir la maison trois jours plus tard, le constat était accablant :
- Rez-de-chaussée entièrement détruit : cuisine équipée, salon, salle à manger, buanderie
- Murs imbibés sur 1m50 de hauteur — plâtres à refaire entièrement
- Installation électrique hors service — tableau endommagé, prises et câblages à remplacer
- Chaudière au mazout fichue — la cuve avait été soulevée par l'eau et s'était renversée
- Sol stratifié gondolé et irrécupérable dans toutes les pièces
- Cave : 40 ans de souvenirs perdus — albums photos, meubles de famille, outils
- Voiture dans le garage : moteur noyé, véhicule irréparable
"Quand j'ai vu l'état de la maison, je me suis assis sur les marches de l'escalier et j'ai pleuré. Tout ce qu'on avait construit pendant quinze ans était couvert de boue. L'odeur était insupportable — un mélange de mazout, d'eau stagnante et de moisissure."
Le premier réflexe de Marc a été d'appeler son assureur. Et c'est là que l'histoire prend un tournant décisif.
La déclaration de sinistre : premières heures cruciales
Marc avait souscrit une assurance habitation complète chez un grand assureur belge. Son contrat incluait la garantie catastrophes naturelles, obligatoire dans tout contrat incendie en Belgique depuis la loi du 17 septembre 2005.
Ce que Marc a fait dans les 48 premières heures
- Appel à l'assureur dès le premier jour accessible par téléphone (les lignes étaient saturées pendant 24 heures). Numéro de sinistre attribué immédiatement.
- Photos et vidéos de tous les dégâts avant de toucher à quoi que ce soit. "Mon beau-frère m'avait dit : prends des photos de tout, même de ce qui te semble insignifiant. C'est le meilleur conseil qu'on m'ait donné."
- Liste détaillée de tous les biens endommagés, avec estimation de leur valeur et, quand c'était possible, les factures d'achat retrouvées en ligne (e-mails de confirmation, etc.).
- Mesures conservatoires : pompage de l'eau résiduelle, ouverture des fenêtres pour ventiler, mise en sécurité de l'installation électrique par un électricien agréé.
- Plainte à la police — même si ce n'est pas obligatoire pour les catastrophes naturelles, Marc l'a fait par précaution.
Conseil essentiel : Ne jetez rien avant le passage de l'expert, même les objets visiblement irrécupérables. L'expert doit pouvoir constater les dégâts de visu. Si vous devez évacuer des déchets pour des raisons sanitaires, photographiez absolument tout avant.
L'expertise : un moment clé
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L'expert mandaté par l'assurance est venu dix jours après la déclaration. Marc le reconnaît : "Dix jours, ça paraît long quand on vit dans un centre d'hébergement. Mais vu l'ampleur de la catastrophe et le nombre de sinistrés, l'expert nous a expliqué qu'il avait plus de 200 dossiers à traiter."
Le déroulement de l'expertise
L'expert a passé trois heures dans la maison. Il a :
- Mesuré les hauteurs d'eau sur les murs (traces de boue encore visibles)
- Examiné l'état structurel du bâtiment (fondations, murs porteurs, charpente)
- Photographié chaque pièce et chaque dégât
- Consulté la liste de Marc et vérifié les biens déclarés
- Évalué le coût de reconstruction et de remplacement
"L'expert a été humain et professionnel. Il nous a expliqué clairement ce qui serait couvert et ce qui ne le serait pas. Il a aussi repéré des dégâts qu'on n'avait pas vus nous-mêmes, comme des fissures dans la dalle du rez-de-chaussée."
Ce que l'expertise a révélé
| Poste de dégât | Montant estimé |
|---|---|
| Remise en état du bâtiment (murs, sols, plafonds, peintures) | 45 000 EUR |
| Installation électrique complète | 12 000 EUR |
| Remplacement chaudière + cuve | 8 500 EUR |
| Cuisine équipée | 15 000 EUR |
| Mobilier (salon, salle à manger) | 9 000 EUR |
| Électroménager | 4 500 EUR |
| Contenu divers (vêtements, livres, objets personnels) | 6 000 EUR |
| Total bâtiment | 65 500 EUR |
| Total contenu | 34 500 EUR |
| Total général | 100 000 EUR |
L'indemnisation : combien et quand ?
La bonne nouvelle : la garantie catastrophes naturelles
Le contrat de Marc couvrait bien les dégâts dus aux inondations reconnues comme catastrophe naturelle. En Belgique, cette garantie est intégrée d'office dans tout contrat d'assurance incendie depuis 2005. C'est une spécificité belge importante.
Le calendrier de l'indemnisation
| Étape | Délai effectif |
|---|---|
| Déclaration du sinistre | Jour 1 |
| Passage de l'expert | Jour 10 |
| Rapport d'expertise provisoire | Jour 25 |
| Premier acompte versé (aide d'urgence) | Jour 15 |
| Accord sur le montant total | Jour 45 |
| Versement du solde (bâtiment — sur factures) | Mois 3 à 8 |
| Versement contenu (valeur à neuf moins vétusté) | Mois 2 |
"L'assureur nous a versé un acompte de 5 000 euros au bout de deux semaines. Ça nous a permis de payer l'hôtel — on ne pouvait pas rester indéfiniment au centre d'hébergement avec deux enfants. Ensuite, les remboursements sont arrivés au fur et à mesure des travaux."
Les montants effectivement remboursés
Marc a finalement reçu 92 000 euros sur les 100 000 estimés. La différence s'explique par :
- La vétusté appliquée sur le contenu (coefficient de dépréciation selon l'âge des biens) : un canapé de 8 ans n'est pas remboursé au prix du neuf
- Le plafond contenu de son contrat, fixé à 30 000 euros (il a perdu 4 500 euros de sa poche sur ce poste)
- Quelques biens non couverts (objets stockés en cave sans protection, considérés comme négligence)
Leçon importante : Vérifiez le plafond de votre garantie contenu. Beaucoup de Belges sont assurés pour 25 000 ou 30 000 euros de contenu, alors que la valeur réelle de leurs biens dépasse souvent 50 000 euros. Une simple mise à jour du contrat peut éviter des milliers d'euros de perte.
Les difficultés rencontrées
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Le parcours de Marc et Sophie n'a pas été un long fleuve tranquille. Voici les obstacles qu'ils ont dû surmonter.
1. La saturation des services
Avec des milliers de sinistrés simultanément, les délais d'attente étaient considérables : pour joindre l'assureur, pour obtenir un expert, pour trouver des entrepreneurs disponibles. "Pendant les premières semaines, on passait quatre heures par jour au téléphone."
2. Les entrepreneurs débordés
Trouver des artisans pour les travaux de réparation a été un véritable parcours du combattant. Les prix avaient augmenté de 20 à 30 % en raison de la demande. "Certains entrepreneurs nous demandaient des prix astronomiques. L'assureur nous a aidés en nous mettant en contact avec des entreprises partenaires qui appliquaient des tarifs raisonnables."
3. Le relogement temporaire
L'assurance de Marc couvrait les frais de relogement pendant la durée des travaux (garantie "inhabitation"). Le plafond était de 15 000 euros. La famille a loué un appartement à Verviers pendant huit mois, pour un coût total de 7 200 euros — entièrement remboursé.
4. Le volet psychologique
"On ne parle pas assez de l'impact psychologique. Sophie a fait des cauchemars pendant des mois. Les enfants avaient peur dès qu'il pleuvait. On a consulté un psychologue — et ça, l'assurance ne le couvre pas."
5. La question de la protection juridique
Lors de l'indemnisation, un désaccord a surgi sur le montant estimé de la cuisine. Marc pensait avoir droit à une cuisine équivalente en valeur à neuf, tandis que l'assureur appliquait un coefficient de vétusté. C'est à ce moment qu'une protection juridique en cas de sinistre aurait été précieuse. Marc n'en avait pas, et a dû négocier seul. "Si c'était à refaire, je prendrais une protection juridique. Pour 80 euros par an, ça vous évite de vous retrouver seul face à votre assureur quand les montants sont importants."
Les leçons de Marc et Sophie : 10 conseils concrets
Fort de leur expérience, Marc et Sophie partagent dix conseils pour les propriétaires belges :
1. Vérifiez votre couverture catastrophes naturelles
Elle est obligatoire dans tout contrat incendie en Belgique, mais les plafonds varient énormément d'un assureur à l'autre. Demandez une copie de vos conditions particulières et vérifiez les montants maximaux.
2. Augmentez votre plafond contenu
Faites l'inventaire de vos biens et comparez avec le montant couvert. Un simple avenant peut vous éviter des milliers d'euros de perte en cas de sinistre total.
3. Constituez un dossier de preuves en amont
Avant tout sinistre, prenez des photos de chaque pièce de votre maison, de vos objets de valeur, de vos appareils électroménagers. Conservez les factures d'achat dans un cloud sécurisé. Ce dossier vaut de l'or le jour où vous en avez besoin.
4. Connaissez les bons réflexes en cas d'urgence
- Mettez les personnes en sécurité
- Documentez tout en photos et vidéos
- Appelez votre assureur dans les plus brefs délais
- Ne jetez rien avant le passage de l'expert
5. Souscrivez une garantie relogement suffisante
Huit mois de travaux, c'est courant après une inondation grave. Vérifiez que votre plafond de relogement couvre au moins 12 mois de loyer dans votre région.
6. Prenez une protection juridique
En cas de désaccord avec votre assureur, un avocat spécialisé peut faire une différence de plusieurs milliers d'euros sur votre indemnisation. La protection juridique couvre ces frais.
7. Vérifiez votre assurance auto séparément
La voiture de Marc dans le garage était couverte par son assurance auto omnium, pas par l'assurance habitation. Si vous n'avez qu'une RC auto, votre véhicule n'est pas couvert en cas d'inondation.
8. Anticipez les travaux de prévention
Après les réparations, Marc a investi dans des batardeaux (barrières anti-inondation) pour ses portes et fenêtres du rez-de-chaussée, ainsi qu'un clapet anti-retour sur les canalisations. Certaines communes wallonnes subsidient ces équipements.
9. Informez-vous sur les aides publiques
En plus de l'assurance, les sinistrés de catastrophes reconnues peuvent bénéficier d'aides régionales (Fonds des calamités wallon, prime à la rénovation). Ces aides sont complémentaires à l'assurance et non déductibles.
10. N'attendez pas le prochain sinistre pour agir
"Le plus grand regret de notre vie, c'est de ne pas avoir mieux vérifié notre contrat avant les inondations. On aurait augmenté notre plafond contenu, pris une protection juridique, et installé des protections préventives. Tout ça aurait coûté quelques centaines d'euros par an. Le manque à gagner sur notre indemnisation s'est chiffré en milliers."
Ce que les inondations nous ont appris sur l'assurance habitation en Belgique
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L'histoire de Marc et Sophie illustre trois réalités fondamentales de l'assurance habitation en Belgique :
1. Le système fonctionne — mais il a ses limites. La garantie catastrophes naturelles a permis à la famille de reconstruire sa vie. Sans assurance, la facture de 100 000 euros aurait été tout simplement insurmontable. Mais les plafonds, la vétusté et les délais montrent que le système n'est pas parfait.
2. La préparation fait toute la différence. Les sinistrés qui avaient documenté leurs biens, conservé leurs factures et vérifié leurs contrats ont été indemnisés plus rapidement et plus généreusement que ceux qui ne l'avaient pas fait.
3. L'assurance habitation n'est pas un luxe — c'est une nécessité. En Belgique, avec le changement climatique qui augmente la fréquence et l'intensité des événements météorologiques extrêmes, chaque propriétaire et chaque locataire devrait considérer son assurance habitation comme un investissement vital.
Votre assurance habitation vous protège-t-elle suffisamment ?
L'histoire de Marc et Sophie vous interpelle ? C'est normal. Et la meilleure chose que vous puissiez faire aujourd'hui, c'est de vérifier votre propre contrat.
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Et si vous avez le moindre doute, n'hésitez pas à demander un devis comparatif. En Belgique, les différences de prix et de couverture entre assureurs peuvent atteindre 40 % pour des garanties similaires. Comparer, c'est se protéger.
Les prénoms ont été modifiés pour préserver l'anonymat des témoins. Le témoignage est basé sur des cas réels de sinistrés wallons.
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