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Changement climatique et assurance habitation en Belgique : les nouvelles réalités 2026

Changement climatique et assurance habitation en Belgique 2026 : hausse des primes, nouveaux risques, zones inondables. Comment adapter votre couverture.

Changement climatique et assurance habitation en Belgique : les nouvelles réalités 2026

Changement climatique et assurance habitation en Belgique : les nouvelles réalités 2026

Le changement climatique n'est plus une menace abstraite pour les Belges. Après les inondations dévastatrices de juillet 2021 en Wallonie, les tempêtes de plus en plus violentes, les épisodes de canicule et les pluies torrentielles à répétition, une chose est claire : le climat change, et votre assurance habitation doit changer avec lui.

En 2026, les assureurs belges adaptent leurs modèles de risque, leurs tarifs et leurs conditions. Certaines zones deviennent plus chères à assurer. De nouvelles garanties apparaissent. Et les propriétaires qui ne s'adaptent pas risquent de se retrouver mal couverts quand le prochain événement climatique extrême frappera.

Voici un tour d'horizon complet de ce que le changement climatique signifie concrètement pour votre assurance habitation en Belgique.


Les chiffres qui parlent : l'explosion des sinistres climatiques

L'évolution des sinistres en Belgique

Les données d'Assuralia (la fédération des assureurs belges) sont éloquentes :

AnnéeCoût total sinistres catastrophes naturellesÉvénement principal
2019120 millions EURTempêtes hivernales
202095 millions EURGrêle + tempêtes
20212,3 milliards EURInondations juillet
2022180 millions EURTempêtes Eunice/Franklin
2023210 millions EURPluies torrentielles, grêle
2024250 millions EURInondations localisées + tempêtes
2025195 millions EURTempêtes + sécheresse

L'année 2021 reste un traumatisme pour le secteur de l'assurance. Avec 2,3 milliards d'euros de sinistres liés aux seules inondations de juillet, c'est la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de la Belgique. Les témoignages des familles touchées, comme celui de Marc et Sophie à Pepinster que nous avons recueilli dans notre article sur les inondations en Wallonie, montrent l'ampleur humaine de ces événements.

La tendance mondiale

La Belgique n'est pas un cas isolé. Au niveau mondial, les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles ont doublé en 20 ans. Les modèles climatiques prévoient pour la Belgique :

  • Augmentation de 20 à 30 % des précipitations extrêmes d'ici 2050
  • Multiplication par 2 à 3 de la fréquence des canicules (plus de 35 jours/an au-dessus de 25 C contre 15 historiquement)
  • Intensification des tempêtes hivernales avec des vents plus violents
  • Sécheresses estivales plus longues et plus marquées, avec un impact sur les fondations (retrait-gonflement des argiles)

Comment le changement climatique affecte votre assurance

1. La hausse des primes : une réalité inévitable

Les assureurs belges ont commencé à répercuter l'augmentation des sinistres climatiques sur les primes. En 2026, on observe :

  • Hausse moyenne des primes habitation : 3 à 7 % par an depuis 2022 (hors inflation)
  • Hausse plus marquée en zones à risque : jusqu'à 15 à 20 % en zones inondables reconnues
  • Introduction de surprimes régionales chez certains assureurs pour les biens situés en zones de risque élevé
  • Zone géographiqueÉvolution des primes 2022-2026
    Zone à risque faible (plateau, altitude)+ 10 à 15 % sur 4 ans
    Zone à risque moyen (vallées, plaines)+ 15 à 25 % sur 4 ans
    Zone inondable reconnue (bords de rivière)+ 25 à 40 % sur 4 ans
    Zone sinistrée en 2021 (Vesdre, Ourthe, Amblève)+ 30 à 50 % sur 4 ans

"Ce n'est pas une question de profit", expliquent les assureurs. "C'est une question de solvabilité. Si les sinistres augmentent, les primes doivent suivre pour que le système reste viable."

2. La cartographie des risques : votre adresse compte

Les assureurs utilisent désormais des modèles géographiques de plus en plus précis pour évaluer le risque de chaque habitation. Ils ne se contentent plus de regarder la commune — ils analysent la parcelle.

Les facteurs pris en compte incluent :

  • Proximité d'un cours d'eau (distance et dénivelé)
  • Historique d'inondations sur la parcelle et le quartier
  • Type de sol (argile = risque de retrait-gonflement en sécheresse)
  • Altitude relative par rapport aux zones d'inondation
  • Imperméabilisation du sol environnant (plus il y a de béton, plus le ruissellement est important)
  • Présence de bassins d'orage ou de zones de rétention à proximité

En Wallonie, les cartes d'aléa d'inondation (disponibles sur le géoportail wallon) sont devenues un outil de référence pour les assureurs. Un bien situé en zone d'aléa élevé verra sa prime augmenter significativement.

3. Les exclusions et les franchises évoluent

Face à l'augmentation des risques, certains assureurs adaptent leurs conditions :

Franchises majorées pour les sinistres climatiques : certains contrats prévoient désormais une franchise spécifique "catastrophe naturelle" plus élevée que la franchise standard. Elle peut atteindre 1 000 à 2 500 euros, contre 250 à 500 euros pour un sinistre classique.

Délais de carence : pour les nouvelles souscriptions en zone à risque, certains assureurs imposent un délai de carence de 3 à 6 mois avant que la garantie catastrophes naturelles ne soit active. C'est pour éviter que des propriétaires ne s'assurent à la dernière minute quand une alerte météo est annoncée.

Plafonds par sinistre : le plafond d'indemnisation pour les catastrophes naturelles est fixé par arrêté royal. En 2026, il est de 290 millions d'euros par événement au niveau national (Caisse de réassurance des catastrophes naturelles). Si les dégâts dépassent ce plafond (ce qui s'est produit en 2021), les indemnisations peuvent être réduites proportionnellement.

4. Les nouveaux risques émergents

Le changement climatique ne se limite pas aux inondations et aux tempêtes. De nouveaux risques émergent en Belgique :

Le retrait-gonflement des argiles : en période de sécheresse prolongée, les sols argileux se rétractent, provoquant des fissures dans les fondations et les murs. Ce phénomène, encore marginal il y a dix ans, touche de plus en plus de maisons en Hesbaye, en Brabant et dans certaines zones flamandes. La couverture par l'assurance habitation est encore floue — certains assureurs couvrent, d'autres excluent.

La grêle de forte intensité : les épisodes de grêle avec des grêlons de plus de 3 cm deviennent plus fréquents. Les dégâts aux toitures (tuiles cassées, panneaux solaires endommagés, verrières brisées) et aux véhicules peuvent être considérables. L'assurance auto est aussi concernée — consultez notre partenaire AutoAssure pour la protection contre les intempéries.

Les vagues de chaleur : la canicule peut provoquer des dégâts indirects — surchauffe des installations électriques (risque d'incendie), dilatation des canalisations (risque de fuite), détérioration des toitures plates (étanchéité qui cède). Ces dégâts sont généralement couverts par l'assurance habitation, mais il est bon de le vérifier.

L'érosion : dans certaines régions, l'érosion des sols due aux pluies intenses menace les terrains en pente. Les glissements de terrain, bien que rares en Belgique, deviennent un risque à surveiller dans les Ardennes et le long de certaines vallées.


Comment adapter votre assurance au changement climatique

Vérifiez votre garantie catastrophes naturelles

En Belgique, la garantie catastrophes naturelles est obligatoirement incluse dans tout contrat d'assurance incendie. Mais les conditions, franchises et plafonds varient d'un assureur à l'autre. Vérifiez :

  • Le montant de la franchise spécifique
  • Le plafond d'indemnisation par sinistre
  • Les exclusions éventuelles (certains assureurs excluent les biens en zone d'aléa d'inondation élevé, dans la mesure autorisée par la loi)

Investissez dans la prévention

Les mesures de prévention sont votre meilleur allié contre le changement climatique — et certaines vous font économiser sur votre prime :

Contre les inondations :

  • Batardeaux (barrières anti-inondation) pour portes et fenêtres : 200 à 800 euros par ouverture
  • Clapet anti-retour sur les canalisations : 300 à 600 euros
  • Surélévation des installations électriques et de la chaudière
  • Pompe de relevage dans la cave

Contre les tempêtes :

  • Entretien régulier de la toiture (tuiles, gouttières, cheminée)
  • Fixation des éléments extérieurs (antenne, panneaux solaires, abri de jardin)
  • Élagage des arbres proches de la maison

Contre la grêle :

  • Stores ou volets roulants motorisés (protection des fenêtres)
  • Film de protection sur les verrières et vérandas

Contre la sécheresse :

  • Maintien de l'hydratation du sol autour des fondations (arrosage régulier en été)
  • Surveillance des fissures dans les murs et fondations

Comparez régulièrement les assureurs

Le marché de l'assurance habitation évolue rapidement face au changement climatique. Ce qui était le meilleur contrat il y a trois ans ne l'est peut-être plus aujourd'hui. Les différences entre assureurs peuvent atteindre 30 à 40 % pour un même bien.

Consultez notre guide de l'assurance habitation pour comprendre les garanties essentielles et faire un choix éclairé.

Prévoyez une protection juridique

En cas de sinistre majeur lié au climat, les désaccords avec l'assureur peuvent porter sur des montants considérables. Une protection juridique vous permet de faire valoir vos droits sans supporter seul les frais d'avocat.


Le rôle de l'État et des régions

Le Fonds des calamités

Quand un événement climatique est reconnu comme catastrophe naturelle par arrêté royal, le système d'indemnisation se met en marche :

  1. Les assureurs indemnisent les sinistrés selon leurs contrats
  2. Au-delà de certains seuils, la Caisse de réassurance des catastrophes naturelles (CRCN) intervient en soutien
  3. Les régions peuvent accorder des aides complémentaires

Les aides régionales

  • Wallonie : Fonds régional des calamités, primes à la rénovation post-sinistre, aides au relogement temporaire
  • Flandre : Rampenfonds, interventions de la VMSW pour le logement social
  • Bruxelles : aide au relogement d'urgence, primes à la rénovation

L'évolution réglementaire attendue

Le secteur de l'assurance et les pouvoirs publics belges travaillent ensemble sur plusieurs pistes pour 2026-2030 :

  • Obligation de prévention : les propriétaires en zone à risque pourraient être obligés d'installer des équipements de prévention pour bénéficier de la couverture catastrophes naturelles
  • Tarification incitative : des réductions de prime pour les habitations résilientes (prévention anti-inondation, toiture renforcée)
  • Pool de réassurance élargi : augmentation du plafond national de la Caisse de réassurance
  • Cartographie dynamique : mise à jour annuelle des cartes de risque en fonction des dernières données climatiques

Que faire concrètement en 2026 ?

Votre checklist changement climatique et assurance

  1. Identifiez les risques spécifiques à votre localisation (inondation, tempête, sécheresse, érosion)
  2. Consultez les cartes d'aléa de votre région (géoportail wallon, Geopunt Vlaanderen, Brussels Environment)
  3. Relisez votre contrat d'assurance : franchises, plafonds, exclusions liées aux catastrophes naturelles
  4. Investissez dans la prévention : les mesures les plus efficaces coûtent quelques centaines d'euros et peuvent vous éviter des dizaines de milliers d'euros de dégâts
  5. Comparez les assureurs : tous ne traitent pas le risque climatique de la même manière
  6. Constituez un fonds d'urgence : même avec une bonne assurance, les premières semaines après un sinistre nécessitent de l'argent disponible (relogement, achats de première nécessité)
  7. Préparez un kit d'urgence : documents importants (assurance, carte d'identité, bail), chargeur de téléphone, vêtements de rechange, médicaments essentiels

Conclusion : le changement climatique, un défi collectif

Le changement climatique redessine la carte des risques en Belgique. Les inondations, les tempêtes et les canicules vont se multiplier dans les décennies à venir. Pour les propriétaires et les locataires, cela signifie une chose : il faut s'adapter.

L'assurance habitation reste votre premier filet de sécurité. Mais elle ne peut pas tout. La prévention, la préparation et l'adaptation de votre logement sont tout aussi importantes. Et la solidarité — entre voisins, entre citoyens, entre régions — sera plus que jamais nécessaire face aux événements climatiques extrêmes.

Votre maison est votre refuge. Protégez-la.

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